{"id":799,"date":"2011-06-17T08:30:03","date_gmt":"2011-06-17T07:30:03","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gutron.fr\/nicolas\/?p=799"},"modified":"2020-02-29T22:29:23","modified_gmt":"2020-02-29T21:29:23","slug":"pour-la-science","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.gutron.fr\/nicolas\/pour-la-science\/","title":{"rendered":"Pour la science !"},"content":{"rendered":"<p><strong>Michel.<\/strong><\/p>\n<p>Michel valida l\u2019\u00e9dition du lendemain matin, apr\u00e8s l\u2019avoir \u00e9tudi\u00e9e minutieusement. Depuis toujours,&nbsp;il&nbsp;\u00e9tait perfectionniste. Il ne tol\u00e9rait pas le satisfaisant, et encore moins la m\u00e9diocrit\u00e9. Il avait inscrit tous ses commentaires et notes de censure \u00e0 m\u00eame le <em>papier<\/em>, \u00e0 l\u2019aide d\u2019un <em>stylo<\/em>. Il \u00e9tait le seul \u00e0 disposer d\u2019une version <em>imprim\u00e9e <\/em>des informations d&rsquo;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral de Quotidia, comme \u00e0 l\u2019ancienne. Caprice d\u2019un petit homme au grand pouvoir, ou nostalgie des temps plus difficiles o\u00f9 l\u2019h\u00e9g\u00e9monie des quotidiens d\u2019information subissait les assauts r\u00e9p\u00e9t\u00e9s d\u2019un nouveau m\u00e9dia \u2013 Internet \u2013, qui apporta \u00e0 la libert\u00e9 d\u2019expression sa simplicit\u00e9 et son accessibilit\u00e9.<\/p>\n<p>Fort heureusement, cela ne dura qu\u2019un temps relativement court. Apr\u00e8s quelques dizaines d\u2019ann\u00e9es pass\u00e9es \u00e0 constater son d\u00e9clin, la presse r\u00e9alisa d\u2019abord que la comp\u00e9tition au sein d\u2019un m\u00eame m\u00e9dia \u2013 le journal \u2013 consumait les forces n\u00e9cessaires pour combattre l\u2019\u00e9mergence de nouveaux venus. Alors pour la France, Globe Presse fut cr\u00e9\u00e9e. Son si\u00e8ge social fut plac\u00e9 \u00e0 Sophia-Antipolis, avec Michel \u00e0 sa t\u00eate. A force de tentatives vaines pour se diffuser sur Internet, le consortium eut bien plus de succ\u00e8s en y investissant et nouant des partenariats avec Google, Wikipedia, Twitter, Facebook, Youtube, Knowtex, etc. Les sites d\u2019information publi\u00e9s par Globe Presse \u00e9taient devenus les plus visibles sur la toile, effa\u00e7ant les blogs des ind\u00e9pendants et autres leaders d\u2019opinion qui n\u2019avaient pas rejoint la maison m\u00e8re.&nbsp; Ce pseudo contr\u00f4le devint suffisant pour lancer un produit r\u00e9volutionnaire : Quotidia. Un support interactif tactile semi-rigide au format A4 sur lequel se t\u00e9l\u00e9charge et s\u2019affiche l\u2019information en continu, compos\u00e9e d\u2019articles du r\u00e9seau Globe Presse (une couche commune pour l\u2019information d\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral, puis des articles plus sp\u00e9cialis\u00e9es de la presse locale ou nationale, selon les centres d\u2019int\u00e9r\u00eats d\u00e9finis par son lecteur), de n\u2019importe o\u00f9 et \u00e0 tout instant. A peine plus lourd qu\u2019un magazine. Et tellement plus facile d\u2019\u00e9changer ses opinions. Un abonnement mensuel raisonnable donnait droit \u00e0 cette tablette ainsi qu\u2019\u00e0 l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la base de donn\u00e9es de Globe Presse. Toute l\u2019information, sur le bout des doigts. Et accessoirement, Quotidia poss\u00e9dait les m\u00eames fonctionnalit\u00e9s qu\u2019un ordinateur. L\u2019engouement fut total. Le reste d\u2019Internet continua d\u2019exister. Il devint juste inutile. Sans voix.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Michel replia son quotidien annot\u00e9, d\u2019un gris parfaitement coordonn\u00e9 avec ses cheveux courts. Il effleura son bureau d\u2019un doigt, et une employ\u00e9e entra. Elle saisit le support fragile en papier de synth\u00e8se, et disparut aussi vite qu\u2019elle \u00e9tait entr\u00e9e. Son bureau changea d\u2019intensit\u00e9 lumineuse tout en \u00e9mettant une douce m\u00e9lodie r\u00e9p\u00e9titive. Il le toucha du doigt pour prendre l\u2019appel visuel.<\/p>\n<p>Son visage \u00e9tait grave. Selon sa source, ils \u00e9taient pr\u00eats et d\u00e9termin\u00e9s. Il allait devoir mettre son plan \u00e0 ex\u00e9cution plus t\u00f4t que pr\u00e9vu.<\/p>\n<p><strong>Gaya<\/strong>.<\/p>\n<p>Gaya relut son article. Cette fois, elle \u00e9tait bien d\u00e9cid\u00e9e \u00e0 aller jusqu\u2019au bout. Il lui manquait encore quelques \u00e9l\u00e9ments, puis elle pourrait le diffuser. Surtout ne pas se pr\u00e9cipiter, continuer \u00e0 agir discr\u00e8tement et m\u00e9ticuleusement. Les faits parlaient pour elle. Ils ne pourraient rien contre elle. D\u2019un coup, Gaya inspira une bouff\u00e9e d\u2019air, et se sentit revivre. La t\u00eate remplie d\u2019un optimisme presque arrogant, elle jeta un coup d\u2019\u0153il par le hublot de la pi\u00e8ce. La Terre \u00e9tait bien l\u00e0, au loin. Elle prendrait la navette de 15h20 pour se rendre \u00e0 son rendez-vous. Une autre interview d\u2019un scientifique de l\u2019ombre. Un autre sujet passionnant.<\/p>\n<p>Elle se rappelait souvent ses cours d\u2019histoire sur l\u2019\u00e8re num\u00e9rique ; cette bouff\u00e9e de libert\u00e9 qu\u2019apporta Internet dans les premi\u00e8res dizaines d\u2019ann\u00e9es de son existence. Elle esp\u00e9rait tellement pouvoir vivre \u00e7a. Et si elle \u00e9tait aussi optimiste, un peu trop peut \u00eatre, c\u2019\u00e9tait parce qu\u2019Orbidia \u00e9tait op\u00e9rationnel, depuis quelques ann\u00e9es. Une naissance similaire \u00e0 celle d\u2019Internet en de nombreux points. Un nouveau r\u00e9seau que Global Presse ne pouvait contr\u00f4ler. Personne ne pensait qu\u2019il pourrait devenir un m\u00e9dia s\u00e9rieux. C\u2019\u00e9tait tellement loin d\u2019eux, de leur monde.<\/p>\n<p>Gaya allait se servir de ce moyen de communication \u00e9mergeant pour d\u00e9noncer les pratiques de Globe Presse. Un \u00e9norme scandale en perspective. Elle enfila sa veste, attrapa ses affaires avec son cahier de notes et quitta son appartement. Elle marcha quelques centaines de m\u00e8tres le long d\u2019un couloir l\u00e9g\u00e8rement \u00e9clair\u00e9, puis monta dans le tram suspendu. La douceur et le silence de la sustentation magn\u00e9tique ber\u00e7aient les usagers du wagon. En quelques minutes, elle avait parcouru la centaine de kilom\u00e8tres qui la s\u00e9parait de la station la plus proche qui assurait la liaison avec la Terre. Elle se fit servir un caf\u00e9 \u00e0 table, en attendant. Cela ne l\u2019enchantait guerre de quitter le monde libre pour redescendre dans l\u2019empire de Globe Presse, mais utiliser les t\u00e9l\u00e9communications \u00e9tait devenu trop dangereux. Se faire rep\u00e9rer \u00e9tait la derni\u00e8re chose dont elle avait besoin. Et pourtant, si elle avait \u00e9t\u00e9 moins absorb\u00e9e par ses pens\u00e9es, si elle avait tourn\u00e9 sa t\u00eate l\u00e9g\u00e8rement sur sa droite, elle aurait aper\u00e7ut une femme. Une femme qui marchait dans l\u2019ombre du couloir depuis que Gaya \u00e9tait sortie de chez elle, qui se trouvait dans le m\u00eame wagon, et qui \u00e9tait assise quelques tables plus loin. Mais toute son attention \u00e9tait focalis\u00e9e sur son but et les moyens de l\u2019atteindre. Sa navette partait dans vingt minutes. La femme remarqua le pr\u00e9cieux cahier quand Gaya l\u2019ouvrit rapidement pour y ajouter quelques notes. Elle sourit. Le meilleur moyen de ne pas se faire rep\u00e9rer. Un sourire amer. C\u2019\u00e9tait donc pour \u00e7a qu\u2019ils n\u2019arrivaient pas \u00e0 mettre la main sur le dossier tant convoit\u00e9 ; rien n\u2019\u00e9tait conserv\u00e9 sous forme num\u00e9rique. Ing\u00e9nieux autant qu\u2019avant-gardiste.<\/p>\n<p><strong>Anouck.<\/strong><\/p>\n<p>Pendant un court instant, Anouck resta dubitative en relisant le compte-rendu de son exp\u00e9rience. Pourtant elle l\u2019avait envisag\u00e9. Un sentiment de d\u00e9j\u00e0-vu l\u2019envahissait, et un frisson lui parcourra le corps. Sa chevelure rousse glissa sur sa blouse blanche. Elle transpirait. Elle pleura, mais impossible de savoir si c\u2019\u00e9tait de joie, de d\u00e9sespoir ou de fiert\u00e9. D\u2019un scintillant reflet vert, la larme perdit de son \u00e9clat \u00e0 mesure qu\u2019elle coulait le long de ce visage, se frayant un passage entre le maquillage et les l\u00e9g\u00e8res t\u00e2ches de rousseur ; pour finalement venir s\u2019\u00e9clater sur le bureau. Une autre, plus aventureuse, glissa plus bas puis disparut dans le col de sa blouse. A cette heure tardive, elle \u00e9tait seule dans son laboratoire scientifique. Elle devait recommencer, par devoir. Une nuit blanche qui allait peut-\u00eatre sauver l\u2019humanit\u00e9. La pleine lune semblait pleurer elle aussi.<\/p>\n<p>Tout le monde en avait bien profit\u00e9. L\u2019\u00e9lectricit\u00e9 sans fil fut d\u2019abord un concept prometteur, avant de devenir une technologie incontournable et acquise. Une couverture mondiale qui rivalisait avec les r\u00e9seaux de t\u00e9l\u00e9phonie mobile. Un service national orchestr\u00e9 par quelques compagnies internationales sp\u00e9cialis\u00e9es, et financ\u00e9 par une taxe individuelle index\u00e9e sur les revenus. A peine d\u00e9pollu\u00e9 que l\u2019on charge et recharge l\u2019air de particules \u00e9lectriques capables de venir se fixer sur nos appareils qui du coup s\u2019affranchissent des batteries ainsi que des chargeurs et de leurs adaptateurs. L\u2019autonomie devient un concept d\u00e9pass\u00e9, voire aberrant. Dans le m\u00eame temps, quelques ph\u00e9nom\u00e8nes m\u00e9t\u00e9orologiques anormaux se produisaient. Tr\u00e8s rarement. Puis un peu plus souvent ; des temp\u00eates foudroyantes, surtout.<\/p>\n<p>Anouck annotait tous ses r\u00e9sultats. Elle avait enfin \u00e9limin\u00e9 le doute qui refusait de la quitter. Des mois \u00e0 travailler sur ce projet et enfin, elle \u00e9tait presque en mesure de parfaire sa d\u00e9monstration. Une aube nouvelle venait de se lever. Une mission lui avait \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e : r\u00e9v\u00e9ler sa d\u00e9couverte au monde, par tous les moyens et au p\u00e9ril de sa vie. Elle copia tous les fichiers sur une puce s\u00e9curis\u00e9e, les supprima de son poste de travail ainsi que du r\u00e9seau du labo, et prit le chemin des bureaux de Globe Presse. Il lui fallait juste faire un d\u00e9tour par chez elle pour se changer et manger un peu. Histoire d\u2019\u00eatre pr\u00e9sentable et convaincante. Cela ne lui avait jamais pos\u00e9 probl\u00e8me d\u2019utiliser son charme comme arme de persuasion compl\u00e9mentaire. Le mascara et les escarpins pour retenir toute l\u2019attention ; et les neurones faisaient le reste.<\/p>\n<p><strong>Jean-Claude.<\/strong><\/p>\n<p>Finalement, vers 16h et pour la premi\u00e8re fois de la journ\u00e9e, Jean-Claude se leva de son bureau, bien d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 tirer cette affaire au clair. Plus de quatre ans qu\u2019il \u00e9tait \u00e0 son bureau toute la journ\u00e9e, trop occup\u00e9 \u00e0 abattre son travail administratif pour se rappeler ses glorieux \u00e9tats de services. Mais terr\u00e9 derri\u00e8re ses propres arguments qui l\u2019avaient convaincus jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui, il se contentait de son sort. Rien n\u2019\u00e9tait plus comme avant. Il ne se sentait plus dans le coup. La retraite arrivait \u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e. Il \u00e9tait trop vieux pour ces conneries. Du moins jusqu\u2019\u00e0 maintenant ; il avait quelques pistes, et pour la premi\u00e8re fois en presque cinq ans, il entendit s&rsquo;\u00e9lever en lui un son \u00e0 peine audible. Son instinct s&rsquo;\u00e9tait r\u00e9veill\u00e9 et tentait de se faire entendre. C\u2019\u00e9tait maintenant ou jamais.<\/p>\n<p>Comme si la Terre n\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pas un assez vaste territoire pour faire la chasse aux criminels, voil\u00e0 que depuis une vingtaine d\u2019ann\u00e9es on vivait \u00e9galement autour de notre plan\u00e8te, dans des cit\u00e9s orbitales. Il n\u2019avait jamais compris l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019aller l\u00e0-haut s\u2019enfermer dans de petits espaces, ne pouvant qu\u2019observer de loin l\u2019immensit\u00e9 et la diversit\u00e9 de notre plan\u00e8te \u2013 leur plan\u00e8te. Ils pouvaient faire tenir le monde entre leur pouce et leur index, mais ne pouvait sentir les caresses du vent, la chaleur du soleil ni entendre le cr\u00e9pitement de la pluie qui tombe, les coups de tonnerre. Il est vrai que c\u2019\u00e9tait aussi cet exode qui avait permis \u00e0 la Terre de respirer. L\u2019utilisation des forces de sa rotation, son champ \u00e9lectromagn\u00e9tique et du soleil combin\u00e9e \u00e0 l\u2019essor des \u00e9nergies renouvelables, du stockage en masse de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 ainsi que la d\u00e9pollution totale des centrales \u00e0 \u00e9nergies fossiles et nucl\u00e9aires encore en activit\u00e9 avaient permis dans un premier temps de maintenir les \u00e9mission \u00e0 un taux constant, puis de les diminuer. L\u2019\u00e9lectricit\u00e9 sous toutes ses formes animait l\u2019humanit\u00e9. Et chaque nouvelle technologie apportant son lot d\u2019armes ing\u00e9nieuses, deux \u00e9taient n\u00e9e : l\u2019arc \u00e9lectrique et le jet d\u2019air puls\u00e9. Elles ont quasiment totalement remplac\u00e9 les traditionnelles armes de jet, pour une seule raison : pas de projectile et donc extr\u00eamement difficile de relier un tir avec son tireur. Mais, bien moins puissantes, certains nostalgiques leur pr\u00e9f\u00e9raient celles qui envoyaient des balles ; bruyantes, perforantes, explosives, efficaces, accablantes. Bref, c\u2019\u00e9tait l\u2019affaire des accros \u00e0 l\u2019adr\u00e9naline.<\/p>\n<p>Assez de conneries. Il chassa toutes ses pens\u00e9es d\u2019un seul coup de volont\u00e9. Durant un bref moment, il s\u2019\u00e9tait retrouv\u00e9. Alors sans h\u00e9siter, il saisit l\u2019instant ; ouvrit le tiroir pour prendre son arme \u2013 pas l\u2019une de celles que l\u2019on ne pouvait identifier, mais qu\u2019importe \u2013, et quitta son bureau, puis sortit du b\u00e2timent du si\u00e8ge de commandement de la police terrestre. Il ne pouvait se douter qu\u2019il n\u2019y reviendrait jamais. En passant la porte, il se rem\u00e9mora les meilleurs moments de ses \u00e9tats de service, il y a d\u00e9j\u00e0 plus de dix ans. R\u00e9flexion ; instinct ; action ; efficacit\u00e9. Voil\u00e0 ce qui lui manquait. Et l\u2019enqu\u00eate qu\u2019il avait l\u2019intention de reprendre pour mener jusqu\u2019au bout lui promettait au moins tout cela, si ce n\u2019\u00e9tait plus. Sophia-Antipolis l\u2019attendait ; c\u2019\u00e9tait la prochaine \u00e9tape. Il allait redevenir lui-m\u00eame. Faire un dernier come-back. En beaut\u00e9.<\/p>\n<p>(&#8230;)<\/p>\n<p><em>Juin 2011.<\/em><\/p>\n<p><em>Pour lire la suite de cette nouvelle de 16 pages, contactez-moi&nbsp;: <a href=\"mailto:nicolas@gutron.fr\">nicolas@gutron.fr<\/a> <\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Michel. Michel valida l\u2019\u00e9dition du lendemain matin, apr\u00e8s l\u2019avoir \u00e9tudi\u00e9e minutieusement. Depuis toujours,&nbsp;il&nbsp;\u00e9tait perfectionniste. Il ne tol\u00e9rait pas le satisfaisant, et encore moins la m\u00e9diocrit\u00e9. Il avait inscrit tous ses commentaires et notes de censure \u00e0 m\u00eame le papier, \u00e0 l\u2019aide d\u2019un stylo. 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