Fragments d’effervescence

Ne pas lui rendre son sourire ; du moins pas tout de suite. Mais était-ce à mon attention ? Je jetterai un rapide coup d’œil derrière moi pour vérifier. Trop tard, j’ai souris. S’il détourne son regard du mien, je m’en vais.

Des ombres viennent remplir les coins sombres tandis que sous les lumières furtives dansent les corps saouls. Les verres se vident et ne se ressemblent pas ; les mots jaillissent plus librement, les tensions disparaissent. Il se rapproche. Moi aussi. Certains mouvements faussement incontrôlés nous font nous frôler. Le courant passe. Les effleurements vont bon train. L’alcool a bon dos.

D’une manière ou d’une autre, quitter ce lieu mouvant avec lui. Pour aller là où ça nous mènera. Et penser à tweeter, plus tard.

Rencontre électrisante sur le dancefloor #sexybitch : il fait bon se déhancher sur la #Seine

*

(…)

*

Faire le vide en lui et se regarder dans un miroir. Alors il peut tout voir autour de son reflet, mais plus rien ne reste de son côté. Ce n’est pas une malédiction. Pas même une inévitable fatalité. Juste un choix de ne pas souffrir – ne pas pouvoir souffrir. Se protéger en se plaçant hors d’atteinte. Éviter les problèmes plutôt que de leur chercher des solutions.

Mais y penser quand même, de temps en temps. Après les soirées avec ses amis, surtout. A peine plus souvent. Il s’est enfin trouvé ; pas question de tout foutre en l’air. Alors quand parfois il y pense vraiment trop, il met sa vie sur pause, va se chercher quelques mouchoirs en papier, et s’enferme pour pleurer.

*

Loin de lui, et pourtant si bien dans ses bras. Ne pas céder. Pas maintenant. Bientôt de retour, tenir bon et mettre les choses à plat. Ou en relief. Ne pas en rester là. Définir ce mal-être, voir s’il s’agit juste de la distance. Mais quelle distance ? Probablement pas géographique. Revenir pour le savoir. Besoin de partir. Loin. Avec ou sans. Mais avec moi.

L’un dans l’autre, faire les choses bien et dans l’ordre. Trouver rapidement les mots justes et en partager quelques uns.

Zone de #turbulences sans fin, atterrissage en #urgence, #SOS

 

Mars 2012

Pour lire la suite de cette courte nouvelle, contactez-moi : nicolas@gutron.fr

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